INDICATEURS DE QUALITE ET DE SECURITE DES SOINS

Les indicateurs de qualité des soins généralisés par le ministère de la santé et la Haute Autorité de Santé (HAS) reposent sur des objectifs prioritaires de santé publique et d’organisation des soins, associés à des possibilités d’amélioration. Pour tous ces indicateurs, la fiabilité, la validité, la pertinence, l’utilité, la faisabilité, l’acceptabilité et la lisibilité ont été testés par des équipes de recherche.

Actuellement, il y a deux grandes familles d’indicateurs :

  • Les indicateurs relatifs aux infections nosocomiales sous l’appellation Tableau de bord des infections nosocomiales
  • Les indicateurs de qualité généralisés par la HAS grâce à une plateforme spéciale sur les indicateurs qualité. Ces indicateurs sont appelés Indicateurs Pour l'Amélioration de la Qualité et de la Sécurité des Soins

Les indicateurs de qualité et de sécurité des soins vous connaissez ?

 

Le tableau de bord de lutte contre les infections nosocomiales :

Conformément à la législation en vigueur, les établissements de santé doivent remplir annuellement le bilan relatif aux activités de lutte contre les infections nosocomiales.

Ainsi, des items sont complétés et permettant, de calculer les indicateurs du tableau de bord des infections nosocomiales.

Le tableau de bord de lutte contre les infections nosocomiales repose sur 5 indicateurs et un score agrégé :

INDICATEUR COMPOSITE DE LUTTE CONTRE LES INFECTIONS NOSOCOMIALES VERSION 2 (ICALIN 2) :

Il prend en compte l’organisation de la lutte contre les infections nosocomiales dans l’établissement, les moyens qu’il a mobilisés et les actions mises en œuvre. Il prend donc en compte le nouveau rôle des instances dans la politique de lutte contre les infections nosocomiales, l’organisation du travail entre l’EOH et le coordonnateur de la gestion des risques associés aux soins. Cet indicateur est présenté sous la forme d’une note sur 100 et d’une classe de performance allant de A à E.

Le score du SSR est de 92% et est en classe A.
INDICATEUR ICSHA 2 : L’INDICATEUR ICSHA 2 OU INDICATEUR DE VOLUME DE PRODUITS HYDRO-ALCOOLIQUES CONSOMMÉ

L’indicateur ICSHA2 est un marqueur indirect de la mise en œuvre effective de l’hygiène des mains, une mesure-clé de prévention de nombreuses infections nosocomiales. Il permet d’apprécier la mise en œuvre par les professionnels soignants des recommandations de pratiques de prévention. L’ICSHA2, exprimé en pourcentage, est le rapport entre le volume de produits hydro-alcooliques consommé réellement par l’établissement et son objectif personnalisé de consommation vers lequel les établissements doivent tendre. Celui-ci est déterminé à partir d’un référentiel national prenant en compte les types d’activités. L’indicateur ICSHA 2 est présenté sous la forme d’un pourcentage (%) et d’une classe de performance allant de A à E.

Le score du SSR est de 88% et est en classe A.
ICA-BMR INDICATEUR COMPOSITE DE MAITRISE DES BACTÉRIES MULTI-RÉSISTANTES

Il répond aux enjeux épidémiologiques actuels et à la priorité nationale de maitrise de la diffusion des BMR. Les critères de cet indicateur prennent en compte l’organisation de la politique de maîtrise des BMR, les moyens d’information développés au sein des établissements et les actions de prévention et de surveillance mise en œuvre. L’indicateur ICA-BMR est présenté sous la forme d’une classe de performance allant de A à E

Le score du SSR est de 70% et est en classe B.
ICATB INDICATEUR COMPOSITE DE BON USAGE DES ANTIBIOTIQUES

Cet indicateur est calculé sous la forme d’une note sur 100 et d’une classe de performance (A à E) qui objective le niveau d’engagement de l’établissement de santé dans une stratégie d’optimisation de l’efficacité des traitements antibiotiques. Il ne mesure pas le taux de résistance des bactéries aux antibiotiques.

Le score du SSR est de 72% et est en classe B.

Tableau de bord des infections nosocomiales (source : Sante.gouv.fr )

 

Les indicateurs de qualité des soins qui repose sur 6 indicateurs :

INDICATEUR DE TENUE DU DOSSIER PATIENT (TDP)

La bonne tenue du dossier du patient est un élément essentiel de la continuité, la sécurité et l’efficacité des soins. Elle est un reflet de la qualité de la pratique professionnelle et permet d’assurer la coordination des différents professionnels auprès du patient dans le cadre d’une prise en charge hospitalière qui est toujours pluri-professionnelle et pluridisciplinaire. Le contenu du dossier médical est défini réglementairement. L’évaluation porte sur un échantillon aléatoire de 80 dossiers. Pour chaque dossier, la présence de plusieurs documents est recherchée : document médical relatif à l’admission, prescriptions médicamenteuses, courrier de fin d’hospitalisation ou compte rendu d’hospitalisation, traitement de sortie, etc.

Le score 2015 du SSR est de 78/100.
INDICATEUR DU DÉLAI D’ENVOI DU COURRIER DE FIN D’HOSPITALISATION (DEC)

L’indicateur évalue le contenu du courrier ou du compte-rendu de fin d’hospitalisation, et son délai d’envoi et permet d’apprécier le lien entre la médecine hospitalière et ambulatoire. Le courrier de fin d’hospitalisation est un élément clé de la communication des éléments d’information nécessaires à la continuité des soins. Il résume les conclusions de l’hospitalisation et établit des préconisations de prise en charge après la sortie afin d’assurer une bonne coordination « hôpital - ville » ou « hôpital - structure de transfert ». L’envoi du courrier de fin d’hospitalisation doit être effectué réglementairement dans un délai de 8 jours. L’évaluation porte sur un échantillon aléatoire de 80 dossiers. Le délai d’envoi est estimé par la différence entre la date inscrite sur le courrier et la date de sortie de l’établissement. Les éléments à retrouver dans le courrier sont : l’identité du médecin destinataire, la référence aux dates du séjour, la synthèse du séjour et la trace écrite d’un traitement de sortie.

Le score 2015 du SSR est de 90/100.
INDICATEUR DE TRAÇABILITÉ DE L’ÉVALUATION DE LA DOULEUR (TRD)

La prise en charge de la douleur est une priorité de santé publique (Plan douleur). La douleur doit être systématiquement évaluée et « toute personne a le droit de recevoir des soins visant à soulager sa douleur » (article L.1110-5 du Code de Santé publique). Il est reconnu et admis qu’afin de mieux dépister, quantifier et suivre l’évolution de la douleur ressentie, il est nécessaire d’utiliser des méthodes fiables et reproductibles. Les évaluations de la douleur doivent donc être effectuées à l’aide d’échelles validées. L’évaluation porte sur un échantillon aléatoire de 80 dossiers.

Le score 2015 du SSR est de 96/100.
INDICATEUR DE DÉPISTAGE DES TROUBLES NUTRITIONNELS (DTN)

En France, le dépistage des troubles nutritionnels s’inscrit dans les priorités de santé publique. Il fait partie du Programme National Nutrition Santé et une expertise conduite par le ministère de la santé préconise le calcul de la perte de poids avant l’admission et un calcul d’Indice de Masse Corporelle (IMC). L’évaluation porte sur un échantillon aléatoire de 80 dossiers.

Le score 2015 du SSR est de 65/100.
Pour en savoir :  http://www.scopesante.fr/
La CME (commission médicale d'établissement)

Cette commission supervise toutes les instances, elle contribue à l'élaboration des différents programmes et valide leurs bilans.
Elle élabore les projets relatifs aux conditions d'accueil et de prise en charge des usagers.

Le COPILGR (Comité de Pilotage de la Qualité et de la Gestion des Risques)

Ce comité pilote la démarche qualité et assiste la CME dans la gestion des risques au sein de l'établissement. Il définit avec la CME un programme d'actions d'amélioration continue de la qualité (PAQ) afin d'assurer:
L'assurance d'une prise en charge médicale et paramédicale optimale,
La qualité et la sécurité des soins
la sécurité, le confort et la satisfaction des patients,
Les actions inscrites au PAQ sont en lien avec les instances de l'établissement.

La gestion des risques

Une fiche de signalement d'évènement indésirable (FSEI) est en place dans tous les secteurs d'activité du CSSR. 
Tout membre du personnel qui constate un incident ou un risque d'incident se doit d'en faire le signalement à l'aide de cette fiche. Ceci permet après analyse de la situation, de mettre en place des actions préventives (pour éviter que l'incident se produise) ou correctives (pour éviter qu'il se renouvelle). 
Toutes les fiches sont enregistrées dans le tableau de bord des signalements et permettent la mise à jour de la cartographie des risques.

Le COMEDIMS (comité du médicament et des dispositifs médicaux stériles)

Il participe à la définition de la politique du médicament, élabore la liste des médicaments et des dispositifs médicaux dont l'utilisation est reconnu dans l'établissement.

L'EOH (équipe opérationnelle d'hygiène)

Elle assiste la CME (commission médicale d'établissement) dans la lutte contre les infections nosocomiales. Elle définit un programme annuel d'actions de prévention, de surveillance et de formation pour la maîtrise du risque infectieux.
Un réseau de correspondants en hygiène présents dans les différents secteurs d'activité aide l'EOH dans ses missions.

Le C.L.U.D. (Comité de Lutte contre la Douleur)

Il définit et met en place un programme annuel d'actions, d'évaluations et de formation dans le but d'améliorer la prise en charge de la douleur.

La C.R.U.Q.P.C (Commission des Relations avec les Usagers et de la qualité de la prise en charge)

Une CRUQPC est en place dans l'établissement pour assister et orienter toute personne qui s'estime victime d'un préjudice du fait de l'activité de l'établissement.
La liste des membres de cette commission est affichée à l'accueil.

Le C.L.A.N. (Comité de Liaison Alimentation et Nutrition)

Le comité de liaison alimentation et nutrition est en place dans notre établissement pour conduire une réflexion et proposer une organisation de l'alimentation, nutrition et restauration de nos patients.
Des réunions sont régulièrement organisées avec le fournisseur des repas.